"Insectarium"
pièces pour clavecin de Jean Françaix (1912 – 1997)

« La couleur est fixe,
le mot a des bornes,
la langue musicale est infinie. »
Balsac
Le cycle de pièces pour clavecin du
compositeur français Jean Françaix décédé récemment, est un ensemble de morceaux
ayant pour titres des noms d’insectes (définition entomologique un brin
fantaisiste !) : la scolopendre ou mille-pattes, l’argyronète ou araignée d’eau,
la coccinelle, les talitres ou puces de mer, le scarabée et les fourmis.
La musique contemporaine rebute souvent les auditeurs. C’est s’aventurer dans
l’inconnu, s’exposer à des sonorités différentes, peu habituelles. Les enfants,
surtout les petits ne connaissent pas cette réticence. Jouée sur des instruments
peu connus ou même inconnus, la musique leur est très accessible. Ils la
trouvent drôle et amusante, toujours intéressante et leur imagination l’enrichit
d’images et de couleurs.
C’est donc sur la musique aux sonorités très évocatrices de Jean Françaix que le
spectacle s’est construit avec l’intention de s’adresser aux petits d’âge
préscolaire en particulier. Pour créer un lien entre la claveciniste qui joue
son instrument et le monde des insectes, nous avons imaginé un petit enfant
curieux, comme tous ceux à qui s’adresse le spectacle. Intrigué d’abord, puis
fasciné par la musique, le petit bonhomme part explorer le règne entomologique.
Un monde merveilleux s’ouvre à lui avec ses rencontres inattendues, ses peurs,
ses surprises et une grande part de liberté. Content de son voyage fantastique,
l’enfant marionnette revient auprès de la musicienne lui exprimer son
enthousiasme et lui rapporter un petit compagnon de rencontre.
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Les instruments
La harpe et le clavecin sont deux instruments à cordes pincées, donc aussi
curieux que cela paraisse, ils appartiennent à la même famille. La différence
entre la sonorité d’un piano dont les cordes sont frappées et le clavecin aux
cordes pincées est bien audible.
En plus du cycle de l’Insectarium, la claveciniste parle aux enfants et invente
des bruitages surprenants sur son instrument.
La harpe joue une ouverture et accompagne certaines scènes où apparaissent
d’autres insectes que ceux prévus par Jean Françaix. Elle enrichit les sonorités
du clavecin en ajoutant une cascade de notes qui évoquent l’eau et l’envol.
Les marionnettes
La confection des marionnettes et la mise en scène se sont trouve facilitées par
la musique aux rythmes et mélodies très riches. Ces impressions sonores aident à
ne pas tomber dans les clichés et les différentes espèces animales choisies par
le compositeur renforcent ce parti pris.
Manipulées par deux marionnettistes invisibles, les marionnettes de toutes
tailles et de techniques diverses évoluent dans un montage scénique fait de
nattes de roseaux.
Clavecin : Dorota Cybulska
Harpe : Nathalie Amstutz
Jeu : CROQU’GUIGNOLS Vérène Correa et Catherine de Torrenté
Marionnettistes, membres professionnels d’UNIMA Suisse (Association pour
le Théâtre de Marionnettes) et UNIMA (Union internationale de la Marionnette)
Vérène Correa, Nord 47, 2300 La Chaux-de-Fonds, tél 032 968 54 73
Catherine de Torrenté, Pouillerel 9d, 2300 La Chaux-de-Fonds, tél/fax 032 913 26
71
e-mail croquguignols@bluewin.ch
Fiche technique :
Podium hauteur env. 60cm – 1m
Un clavecin sur scène
Place nécessaire à côté du clavecin : en tout env. 4m, profondeur 3m
Éclairage de la scène (projecteurs, rampe, si la salle est équipée)
Lumières de la salle éteintes, demi-obscurité
1 prise électrique 220V
Juin 1997